Le résultat des actions menées par les instances officielles ont été évaluées dans un rapport intermédiaire :

Les constatations sont contrastées mais pas vraiment encourageantes : il y a encore beaucoup à faire !

Côté positif : l’objectif central du plan a été atteint : le nombre de gens qui ont accès à une connexion internet est passé de 58% à 73% en 5 ans. Idem pour l’accès aux TIC qui progresse même plus vite que prévu.
On pourrait résumer en disant que l’internet s’est banalisé entre 2005 et 2010. C’est devenu un produit de consommation courante.
Mais par conséquent, en être exclus est encore plus problématique aujourd’hui qu’il y a cinq ans.

Mais quand on creuse un peu l’analyse, on découvre que les familles à faible revenus restent marginalisées.
De part leurs moyens, ce type de dépenses ne leur apparait pas comme prioritaire. Mais aussi au niveaude leurs motivations, Internet leur paraît plus un moyen de s’amuser que de s’instruire et d’avoir accès à des ressources administratives, culturelles ou autres.

Mais notre combat trouve ici un écho fort, possédé un ordinateur est une chose, savoir l’utiliser ou réduire sont utilisation à chatter sur les réseaux sociaux en est une autre.
De plus, on se tourne (peut-être un peu facilement) vers les milieux défavorisés mais ils ne sont pas les seuls à être touchés par cette fracture numériques.
Dans les classes moyennes, voire les milieux aisés, ce manque de connaissance de l’informatique existe également. Et elle est ressentie encore plus comme honteuse !!!
La fracture numérique est un iceberg dont la profondeur est de plus en plus vertigineuse.

Facteur aggravant, plus le web et les TIC innovent, plus cela requiert une réelle capacité de se former soi-même.
Les structures sont là, des initiatives comme la nôtre existent mais comment faire pour que le citoyens les connaissent et les utilisent … ?

Car les rapport qui concluent par des « on n’a que … » et les « il faut que … », il y en a beaucoup. Ils ont l’avantages de poser les bonnes questions et à nos politiques d’avoir bonne conscience.
Mais les réponses n’ont pas souvent la même visibilité !!!

Source : http://www.mi-is.be/sites/default/files/doc/miis2010-02_final_fr.pdf